Saison 2008/2009
Saison 2008/2009 : 2ème année de programmation
Edito du dossier de presse de la saison 2008/2009 «Pour sa première année d’existence, Kokolampoe, scène conventionnée de Saint-Laurent du Maroni dresse un bilan très positif. Tant du point de vue de la qualité artistique, de la diversité des compagnies invitées: théâtre «de texte», conte, marionnettes, clown… que de la multiplicité des actions accompagnant les spectacles, ateliers, démonstrations, conférences….
Les retours des artistes invités pour ce qui concerne l’accueil ainsi que l’immersion dans l’espace de l’ouest guyanais, ont été pour la plupart excellents et des relations de travail se sont pérennisées.
La scène a su séduire un public varié, impatient de la reprise de la programmation.
Nous l’espérons riche de nouvelles rencontres et nous mettrons l’accent sur la consolidation du réseau national et régional tout en jetant les bases d’une coopération internationale avec la grande région: le Surinam et le Brésil.»
Ewlyne Guillaume et Serge Abatucci, Directeurs de Kokolampoe, Scène Conventionnée de Saint-Laurent du Maroni.
L’un des objectifs de cette programmation était de mettre en exergue la vitalité et la créativité des jeunes artistes de notre Région Antilles/Guyane. Cette saison théâtrale placée sous le signe de la Région Antilles/Guyane ne pouvait se faire sans l’accueil de compagnies professionnelles guyanaises reconnues telles la Cie Norma Claire, la Cie Théâtrale Guyanaise et la Cie KS and CO.
La participation de Kokolampoe à la troisième édition du Festival Les Tréteaux du Maroni – Festival international des Arts de la Scène, a permis de développer les bases d’une coopération internationale avec la Grande Région: le Surinam et le Brésil.
«Anjo Negro» de la Cie Vagabond (Guyane/Métropole)
La haine de soi et l’intériorisation du préjugé raciste sont ici les thèmes centraux. Ismaël est noir, il a honte d’être noir, il a épousé une femme blanche Virginia. Ismaël a fait construire une maison aux murs très hauts afin que sa femme ne puisse pas voir d’autres blancs… Comme frappés d’une malédiction, leurs enfants meurent tous à la naissance. Un soir, arrive Elias, le frère aveugle et blanc d’Ismaël. L’inceste et le meurtre du frère constituent l’architecture mythique dont l’intensité dramatique est rehaussée par la présence d’un chœur annonciateur de mauvais présages et spectateur de la folie alentour.
«Va, Vis» de la Cie Norma Claire (Guyane)
Dans «Va, vis», Norma Claire invite son fils, Nelson Ewandé, à partager un instant de danse autour de la maternité et de la transmission, et un musicien autour de l’enracinement. «Cette création est un moment pour moi, de me confier à moi-même, de me chuchoter à l’oreille mon émotivité, mon authenticité, mon état d’être.» Norma Claire
«Cayenne Ô Cayenne» de la Cie Théâtrale Guyanaise (Guyane)
«Cayenne ô Cayenne», c’est la Guyane scrutée, passée à la loupe par Pierre Chambert, rien n’est oublié: la nature, les hommes, le peuplement, l’environnement immédiat, et leurs interactions.
«Léon-Gontran Damas A franchi la ligne» de la Cie Awa Production (Guyane/Métropole) REPORTE
«Dans ce spectacle poétique extrait des œuvres de Léon Gontran Damas – Pigments, névralgie, Black-Label et veillées Noires – une comédienne, seule en scène, incarne une poésie moderne et humaine. La simplicité de l’écriture, la musicalité des vers et la radicalité des propos ouvrent une perspective qui aujourd’hui dépasse le courant de la Négritude. Trente ans après sa mort, la voix de Damas résonne encore dans nos vies. Poésie de l’humble, poésie du quotidien, poésie de la résistance à ce qui nous sépare et nous défait; mise en question permanente de la ligne de fracture qui traverse l’existence de chacun.» Un très bel hommage au poète guyanais Léon Gontran Damas dont le trentenaire de sa mort a été célébré en 2008.
«Le Triangle des Muses» de la Cie Awa Production (Guyane/Métropole) REPORTE
Dialogue des trois poètes «pères» du courant littéraire et culturel de la Négritude, Léon Gontran Damas, Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor. Le dispositif est aussi simple que celui qui consiste à dire des poèmes autour d’un feu –c’est ce qu’on pourrait imaginer- parce que c’est bien à un partage de la parole que les poètes nous convient.
La comédienne accompagnée du musicien dit ou lit les poèmes. Dialogue des mots et de la musique pour une rencontre nouvelle de ces œuvres.
«Le Marmonneur Providentiel – Je suis un gueuleur…» de la Cie Ile Aimée (Martinique)
La trame d’un «Marmonneur Providentiel» met en exergue les thèmes chers à l’univers de l’auteur, présents dans son théâtre. Hervé Deluge a tiré et adapté pour ce spectacle les textes de deux œuvres majeures d’Aimé Césaire, «Cahier d’un retour au pays natal» et «Et les chiens se taisent». L’unité de l’ensemble est assurée par des formules qui marquent chaque étape, “ressassements” propres à la tradition créole, balisant l’itinéraire existentiel et spirituel de notre personnage en quatre parties: le malaise de son île, la mise à nue de ses démons, la prise de conscience et l’injonction du poète. Ce spectacle est le travail d’une équipe cosmopolite ayant l’exigence de définir la négritude non dans un acte de culpabilisation collective, mais bien comme l’invitation franche et risquée d’emprunter le chemin de la “repensée”. Dans ce spectacle, le dispositif technique exalte la voix du poète. «Par une cacophonie de sons, un nombre de faits, une bousculade d’images, et de ruptures de styles, sous nos yeux s’édifie une Babel où bruissent les multiples langages d’une humanité révélée à elle-même. A la poésie lyrique se mêlent un éclairage concret et la volonté de transformer l’expérience de notre personnage en message». Hervé Deluge.
«No ohlo da rua» Brasiliera de cortejo (Brésil)
Ce spectacle de rue est issue de la culture populaire brésilienne, sa poésie mais aussi ses célébrations, ses processions. On trouve toujours dans les spectacles de cette compagnie les percussions, les chants, les danses, les masques et les costumes très colorés de la tradition brésilienne.
«Daïti» de la Cie KS and CO (Guyane/Surinam) Daïti
«Lamentations» de la Cie KS and Co (Guyane) Lamentation
Résidence littéraire
Accueil de l’auteur Pierre Chambert Focus un auteur, un texte, une Compagnie. A l’occasion de l’accueil du spectacle «Cayenne Ô Cayenne», Kokolampoe a souhaité inviter l’auteur du texte et proposer ainsi à son public une semaine riche en rencontres théâtrales et littéraires autour d’un auteur, un texte, une compagnie. Ancien inspecteur-conseiller pour le théâtre et les spectacles au Ministère de la Culture et de la Communication, Pierre Chambert a exercé ses fonctions en Guyane.Il est également l’auteur de «Dauchez l’africain, maître et comédien – une vie pour un théâtre utile», portrait poétique d’un homme qui a mis sa vie tout entière au service d’un théâtre utile.